Pourquoi je n'apprends pas le "non!"
- Céline BARDIN QUINTANA

- 20 déc. 2025
- 2 min de lecture

Lors de nos séances ou échanges, vous remarquerez peut-être que je n'utilise pàs le mot «non» avec les chiens. Ce n'est pas un oubli ni un manque de fermeté, mais un choix réfléchi, basé sur la compréhension du chien et la manière dont il apprend.
Le «NON!» Un mot qui manque de précision
Le mot «non·» est souvent utilisé pour interrompre un comportement indésirable. Pourtant, pour le chien, ce mot reste très flou. Il ne dit pas ce qu'on attend de lui, ni comment faire autrement.
Par exemple, si · un chien saute, «non» ne lui apprend pas qu'il vaudrait mieux s'asseoir.
Il est donc difficile pour lui d'apprendre durablement à adopter le comportement souhaité.
Proposer une alternative
Plutôt que d'interdire, je choisis de guider le chien vers un comportement plus approprié.
Cette méthode permet :
de rendre les situations plus claires,
de renforcer les bons comportements,
de limiter les frustrations, pour le chien comme pour le gardien.
Quelques exemples concrets :
Si un chien s'intéresse à un objet interdit, je peux lui proposer un jouet adapté à la place en faisant du troc ou lui apprendre le renoncement avec le «Tu laisses?».
En cas d'excitation ou d'aboiement, je l'aide à se recentrer en restant moi-même calme, en
attendant une autre proposition plus adapatée et la valorise quand il me la propose, par exemple «le calme c'est bien» une fois calme et/ou assis.
Une relation basée sur la confiance
En évitant le «non», je cherche à développer une relation de coopération avec le chien, plutôt que de créer de l'incompréhension ou de la tension. Cela ne signifie pas qu'il n'y a pas de limites, mais que celles-ci sont mises en place de manière constructive, avec bienveillance et constance.
Une méthode cohérente et bienveillante
Ce choix s'inscrit dans une démarche respectueuse de l'animal, mais aussi du lien que vous construisez avec lui. L'objectif n'est pas de «laisser faire», mais bien d'accompagner votre chien à comprendre ce qui est attendu, en tenant compte de sa nature, de ses besoins
et de son rythme. '
En résumé
Je n'utilise pas le «non» car:
Il est souvent imprécis pour le chien
Il n'enseigne pas de comportement alternatif
Il peut interrompre sans expliquer
Il n'aide pas à construire une relation claire et apaisée
À la place, je privilégie une approche basée sur la clarté, la prévention et la proposition d'alternatives, pour aider chaque binôme humain-chien à évoluer ensemble en
toute confiance.




Commentaires